Henri Maire : vins du Jura, avis, prix et spécialités à découvrir

Henri Maire, c’est un peu la porte d’entrée idéale pour mettre un pied sérieux dans l’univers des vins du Jura sans se perdre dans le jargon. Ce nom revient souvent chez les cavistes comme sur les tables de bistrot gourmand, avec une image parfois contrastée, mais une chose reste sûre : le producteur Henri Maire ... Lire plus
Maxime Durand
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Henri Maire, c’est un peu la porte d’entrée idéale pour mettre un pied sérieux dans l’univers des vins du Jura sans se perdre dans le jargon. Ce nom revient souvent chez les cavistes comme sur les tables de bistrot gourmand, avec une image parfois contrastée, mais une chose reste sûre : le producteur Henri Maire a largement contribué à remettre le vignoble du Jura sur la carte. Entre cuvées accessibles pour l’apéro, vins jaunes de garde et bulles en Crémant du Jura, la gamme couvre à peu près toutes les envies. L’enjeu, pour toi, c’est de savoir où piocher, à quels prix de vins du Jura te fier et comment les assortir à ce que tu mets dans l’assiette.

Le Jura, ce n’est pas la Bourgogne bis. Les blancs y sont souvent plus tendus, parfois élevés sous voile, avec ce côté noix, curry et épices qui surprend la première fois. Les rouges, eux, peuvent sembler plus clairs mais explosent de fruit quand ils sont bien choisis. Dans ce décor, la maison Henri Maire joue un rôle de chef d’orchestre : nombreuses appellations, différents cépages du Jura, cuvées traditionnelles et styles plus modernes. Entre un Arbois tout simple pour une raclette du mercredi et un Château-Chalon pour un repas de fête, l’écart sensoriel est immense. L’objectif ici est simple : t’aider à décoder les styles, affiner ton avis sur les vins Henri Maire, repérer les bonnes affaires, et surtout, les bons accords mets-vins pour que ces bouteilles racontent quelque chose de cohérent à table.

En bref

  • Henri Maire est un acteur historique du vin du Jura, passé sous pavillon bourguignon mais encore très présent sur les étals.
  • La gamme couvre les grandes appellations jurassiennes : Arbois, Côtes du Jura, L’Étoile, Château-Chalon, Crémant du Jura, Macvin.
  • Les blancs traditionnels, souvent à base de Savagnin, peuvent être oxydatifs, avec des arômes de noix, épices et curry, très typés.
  • Les prix des vins du Jura chez Henri Maire vont de cuvées abordables de 8–10 € à des vins jaunes et vins de paille beaucoup plus ambitieux.
  • Bien choisis, ces vins fonctionnent à merveille avec comté, mont d’or, volailles à la crème, plats aux morilles et même certains desserts.

Henri Maire et le vignoble du Jura: comprendre l’histoire avant de se faire un avis

Pour comprendre les vins du Jura signés Henri Maire, il faut déjà voir le décor. Le Jura, c’est une bande de vignes coincée entre Bourgogne et Suisse, avec un climat frais, des hivers sérieux et des étés qui ne pardonnent pas les excès de rendement. Le relief, les marnes bleues et grises, les argiles, tout pousse à des vins plus nerveux que ronds. Ce contexte donne un profil à part, et la maison Maire s’y insère depuis plusieurs décennies avec un positionnement plutôt massif à l’échelle locale.

Né en 1917, Henri Maire démarre après-guerre avec une petite structure de négoce et surtout une idée simple mais rare à l’époque : aller vendre le vin directement aux particuliers. Porte-à-porte, réunions de dégustation à domicile, catalogues, il bouscule les codes. Le succès arrive vite, au point que la maison constitue progressivement un vaste domaine, dépassant les 200 hectares sur les différentes appellations du Jura. Les puristes grincent parfois des dents devant cette taille, mais sans cet activisme, le vignoble jurassien serait peut-être resté dans un quasi-anonymat.

Depuis 2015, la société est intégrée à un grand groupe bourguignon. Certains y voient un risque de formatage, d’autres une chance de professionnaliser encore plus les vinifications et la distribution. Sur le terrain, on constate surtout une gamme très structurée, des étiquettes plutôt lisibles, et des cuvées bien identifiées par appellation et par style. Pour un amateur encore un peu perdu dans le Jura, cette lisibilité a un vrai intérêt concret.

Ce qui crée parfois le débat autour de l’avis sur les vins Henri Maire, c’est ce grand écart entre volume et identité de terroir. Des cuvées de grande série, présentes en grande distribution, côtoient des sélections plus précises, parfois bien notées dans les guides. L’astuce consiste à ne pas juger l’ensemble sur une seule bouteille bue à la va-vite un soir de raclette. Le Jura demande un peu de curiosité, et la maison Maire n’échappe pas à cette règle.

Le rôle de cette marque va au-delà de ses propres ventes. En diffusant massivement l’image du vin du Jura, elle a incité des générations d’amateurs à aller plus loin, à découvrir des domaines plus confidentiels, des styles très pointus comme le vin jaune longuement élevé sous voile ou le vin de paille. En cuisine comme en salle, beaucoup de chefs et de sommeliers ont fait leurs armes jurassiennes avec une bouteille Henri Maire sur la table. Cette dimension pédagogique, on peut en discuter la forme, mais pas nier son impact.

Pour résumer cette première mise en bouche, un point essentiel : s’intéresser aux vins d’Henri Maire, ce n’est pas seulement feuilleter un catalogue, c’est aussi lire un chapitre entier de l’histoire contemporaine du vignoble du Jura.

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Appellations et cépages du Jura chez Henri Maire: Arbois, Côtes du Jura, L’Étoile, Château-Chalon…

Une fois l’histoire posée, il faut plonger dans le concret : quelles appellations et cépages du Jura retrouve-t-on chez Henri Maire, et qu’est-ce que ça donne dans le verre ? C’est là que les choses deviennent amusantes, surtout si tu aimes comparer plusieurs bouteilles sur un même repas. La maison couvre l’essentiel du spectre : Arbois, Côtes du Jura, L’Étoile, Château-Chalon, Macvin du Jura, Crémant du Jura. Chaque mention sur l’étiquette raconte une partie du style à attendre.

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Arbois d’abord. C’est un peu la locomotive du coin, la plus connue et la plus produite. Chez Henri Maire, les Arbois peuvent être blancs, rouges ou rosés, tranquilles ou effervescents. Les blancs mêlent souvent Chardonnay et Savagnin, avec une version plus classique, fruitée, et une version dite « tradition » où l’on sent clairement l’élevage sous voile, ce fameux manteau de levures qui couvre le vin en fût et lui donne son profil de noix, épices, pomme sèche. Les rouges, eux, jouent plutôt la carte du poulsard et du trousseau, légers, juteux, parfaits légèrement rafraîchis.

Les Côtes du Jura forment une appellation plus large, couvrant une bonne partie du vignoble. Les cuvées de cette zone, chez Maire, servent souvent d’entrée de gamme : faciles à comprendre, prix plus doux, idéal pour un premier contact avec le vin Jura. On retrouve là aussi des blancs à base de Chardonnay ou de Savagnin, ainsi que des rouges qui peuvent faire merveille sur des plats mijotés simples. Si tu veux voir ce que donne le Jura sans forcément plonger directement dans un vin jaune, c’est un bon point de départ.

L’Étoile, plus confidentielle, offre des blancs souvent plus fins, avec un socle de marnes blanches qui donne une minéralité particulière. Chez Henri Maire, ces cuvées peuvent être une belle surprise pour qui cherche un blanc de gastronomie, avec du relief mais sans la puissance radicale d’un vin jaune. Sur des poissons de lac, un sandre au beurre noisette ou une volaille fermière rôtie, ça peut faire un accord splendide.

Château-Chalon, c’est un autre monde. On est ici dans le fief historique du vin jaune, exclusivement à base de Savagnin, élevé longuement sous voile. Quand la maison sort une cuvée dans cette appellation, on s’attend à un vin carré sur ses appuis : noix, curry, safran, fruits secs, longueur énorme. C’est typiquement le genre de bouteille à prévoir pour un grand repas, pas pour une pizza devant une série. Si tu veux d’ailleurs creuser la question des accords autour du vin jaune, un détour par la recette de poulet au vin jaune et morilles peut t’inspirer un menu entier.

À côté de ces appellations tranquilles, la maison propose aussi du Crémant du Jura et du Macvin du Jura. Le crémant joue le rôle de bulles de terroir à prix encore raisonnable, souvent à base de Chardonnay, parfois complété d’autres cépages locaux. Le Macvin, lui, est un vin de liqueur, muté à l’eau-de-vie de marc du Jura : sucre, alcool, arômes de fruits confits et d’épices. Sur un dessert à base de noix ou d’orange confite, ça tape en plein dans le mille.

Ce panorama montre une chose simple : avec un seul nom sur l’étiquette, Henri Maire, tu peux faire le tour de pratiquement toutes les spécialités de vin Jura. Le tout est d’oser varier les appellations plutôt que de reprendre mécaniquement la même bouteille chaque hiver.

Styles, dégustation et avis sur les vins Henri Maire: comment les goûter sans se tromper

Pour se faire un avis sur les vins Henri Maire, la clé reste la dégustation. Pas en mode concours, mais en comparant les styles côte à côte. Les blancs à base de Savagnin élevés sous voile ont cette acidité vive, souvent un degré d’alcool modéré, une aromatique marquée par la noix, la croûte de fromage, les épices. Ça peut dérouter, surtout si tu viens de blancs très boisés ou hyper fruités. Le réflexe à éviter, c’est de les goûter sans rien à manger : ces vins sont faits pour la table.

Inversement, les cuvées plus « florales » ou « ouillées » (où le fût est complété régulièrement, sans voile) montrent un visage différent du Jura : agrumes, fleurs blanches, amande fraîche, bouche tendue mais plus lisible pour un palais habitué aux chardonnays. Si tu veux épaissir ton expérience, organiser une dégustation de vin du Jura à la maison avec deux ou trois bouteilles Henri Maire de styles opposés permet de comprendre vite les codes de la région.

Les rouges appellent un autre regard. Un poulsard léger peut sembler fragile, presque transparent dans le verre, surtout face à un bordeaux sombre. Pourtant, aromatiquement, ça peut être explosif : fraise écrasée, groseille, touche poivrée. L’erreur classique, c’est de les servir trop chauds. Une dizaine de minutes au frais avant le service, et le vin gagne en croquant. Pour choisir un rouge adapté à ta table, un guide général comme comment choisir un vin rouge peut déjà poser des bases utiles.

Côté appréciation, l’avis sur les vins Henri Maire varie beaucoup selon les gammes. Les cuvées d’entrée peuvent parfois paraître simples, voire un peu standardisées, surtout si on les compare à des micro-domaines ultra-artisanaux. En revanche, certaines sélections, notamment en Arbois blanc traditionnel ou en vins de garde, tiennent très bien la route en rapport qualité-prix. Les guides de dégustation recensent d’ailleurs régulièrement des vins blancs tranquilles du domaine parmi leurs bonnes trouvailles, même si tous n’ont pas la même notoriété.

Pour éviter les déceptions, une méthode simple fonctionne plutôt bien :

  • Commencer par un Côtes du Jura blanc classique pour se familiariser avec la trame acide et la texture.
  • Passer ensuite à un Arbois Tradition, plus marqué par le Savagnin et l’élevage sous voile.
  • Terminer sur un Crémant du Jura ou un vin jaune pour comprendre l’amplitude maximale du style.

En procédant dans cet ordre, la progression aromatique se fait de manière logique, sans « choc » trop brutal pour les papilles. La meilleure façon de trancher, au fond, reste de goûter avec des plats conçus pour ces vins. Sur un comté affiné, une volaille de Bresse à la crème ou un plat de morilles, le Jura prend immédiatement tout son sens.

Dernier point, et il compte : ces vins gagnent souvent à être servis plus frais que la moyenne pour les blancs, entre 10 et 12 °C. Si le sujet des températures t’intrigue, un détour par un guide comme la température de service des vins blancs évite pas mal de maladresses. Une bonne bouteille mal servie, c’est comme un plat bien cuisiné mais oublié sous la salamandre.

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Au final, le Jura de chez Maire ne cherche pas à plaire à tout le monde à tout prix. Et c’est justement ce qui le rend intéressant à travailler et à déguster avec un peu de curiosité.

Prix des vins du Jura Henri Maire: fourchettes, repères et pièges à éviter

Passons maintenant au nerf de la guerre : les prix des vins du Jura chez Henri Maire. On croise ces bouteilles en grande distribution, chez les cavistes, en ligne et parfois en direct domaine. Du coup, les étiquettes de prix peuvent se balader dans tous les sens. L’idée n’est pas de chasser le centime, mais de repérer les repères logiques et les bizarreries flagrantes.

Pour t’y retrouver, voici un tableau récapitulatif des grandes catégories de cuvées que l’on trouve couramment chez le producteur Henri Maire :

Type de vinAppellation couranteStyle principalFourchette de prix observéeOccasion idéale
Cuvée d’entrée de gamme blancCôtes du JuraFruité, léger, peu marqué par le voile8 à 12 €Apéro, raclette, cuisine du quotidien
Blanc « Tradition »Arbois ou Côtes du JuraProfil oxydatif, noix, épices12 à 20 €Comté affiné, volailles à la crème, morilles
Crémant du JuraCrémant du JuraEffervescent brut, sur le fruit10 à 16 €Apéritif, brunch, desserts peu sucrés
Vin jauneArbois, Côtes du Jura, Château-ChalonLong élevage, grande complexité35 à 70 € (clavelin)Repas de fête, grands fromages, cuisine aux morilles
Macvin du JuraMacvin du JuraVin de liqueur, doux et puissant18 à 30 €Fromages bleus, desserts aux fruits secs

Ces fourchettes restent indicatives, mais permettent déjà de sentir si une offre sortie de nulle part est cohérente. Un « Côtes du Jura blanc » étiqueté à 25 € sans mention spéciale ni millésime rare mérite un regard méfiant. À l’inverse, un vin jaune bradé à moins de 25 € pose aussi question sur l’origine ou l’état de la bouteille.

Autre paramètre à intégrer : les canaux de distribution. Un caviste indépendant, surtout s’il connaît bien la région, peut vendre une même cuvée un peu plus cher qu’un hypermarché, mais avec deux valeurs ajoutées : le conseil et le stockage correct. Pour les achats en ligne, des plateformes comme les sites spécialisés de vente de vin peuvent proposer des tarifs intéressants, à condition de surveiller les frais de port et la gestion des millésimes.

Sur les grandes cuvées, notamment les vins jaunes ou un éventuel vin de paille, le Jura n’est plus une région « pas chère ». La demande internationale a grimpé, les volumes restent modestes, donc les prix suivent. C’est logique. La vraie question devient alors : à budget égal, est-ce que cette bouteille te procure une émotion différente de ce que tu peux trouver dans d’autres régions ? Sur un casse-croûte simple, un crémant de qualité ou un Côtes du Jura bien fait suffisent. Pour un dîner où tu veux vraiment marquer le coup, un Château-Chalon d’un bon millésime peut valoir l’investissement.

Dernier conseil pratique : n’hésite pas à garder les tickets ou les références des bouteilles qui t’ont plu chez Henri Maire. Certains millésimes ressortent mieux que d’autres, surtout sur les blancs tranquilles. En gardant la trace de ce qui t’a parlé, tu construis progressivement ta propre boussole, bien plus utile qu’un classement théorique.

En bref, les prix des vins du Jura chez ce producteur restent globalement cohérents avec le marché, à condition de comparer les appellations, les styles et les circuits de vente. L’important n’est pas de chasser le « bon plan » absolu, mais de payer juste pour un vin qui raconte quelque chose à table.

Spécialités du vin Jura chez Henri Maire: vin jaune, vin de paille, crémant et Macvin à l’ardoise

Les curieux qui viennent au Jura cherchent souvent trois choses : un vin jaune qui claque, un vin de paille pour le dessert et un Crémant du Jura pour changer du champagne tout en gardant de la finesse. Sur ces trois terrains, Henri Maire a des cartes intéressantes à jouer, avec des styles parfois plus accessibles que certains vins ultra confidentiels, tout en restant typés.

Le vin jaune, d’abord. Élaboré à partir de Savagnin, élevé longuement en fût sous un voile de levures, il développe ces arômes si particuliers de noix, de curry, de safran, de fruits secs. Chez Maire, les versions issues d’Arbois ou de Côtes du Jura peuvent constituer une bonne introduction à cet univers, moins radicales qu’un Château-Chalon ultra exigeant, tout en donnant cet effet de largeur en bouche qui fait la signature de la spécialité. Servi à petite dose, légèrement rafraîchi, c’est un compagnon redoutable pour les morilles, le comté affiné, les volailles à la crème.

Le vin de paille, lui, reste encore méconnu alors qu’il mérite vraiment le détour. Les raisins sont passerillés, traditionnellement sur claies, pour concentrer sucre et arômes. Le résultat, ce sont des vins doux, denses, avec des notes de miel, de fruits confits, de coing, parfois d’abricot sec. La maison Maire en produit des versions qui se situent souvent dans une fourchette de prix raisonnable par rapport à la complexité obtenue. Pour en savoir plus sur ce style et ses accords, un guide dédié au vin de paille et ses accords mets-vins aide à ne pas l’enfermer seulement dans la case « dessert de Noël ».

Le Crémant du Jura signé Maire joue une partition différente. On reste sur un effervescent brut, souvent à base de Chardonnay, parfois complété de Savagnin ou d’autres cépages. Les bulles sont généralement fines, le registre aromatique va du fruit blanc à la brioche légère. C’est parfait à l’apéritif, mais aussi sur des poissons en sauce, des volailles rôties ou un plateau de fromages pas trop puissants. Pour ceux qui ont l’habitude du champagne, cela offre une alternative plus abordable, avec une signature régionale affirmée.

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Enfin, le Macvin du Jura, souvent oublié sur les cartes, mérite plus de place. Vin de liqueur obtenu par assemblage de moût de raisin et d’eau-de-vie de marc du Jura, il affiche un degré d’alcool conséquent, une douceur assumée et un bouquet très expressif. Chez Maire, ces cuvées peuvent donner des accords sublimes avec des desserts aux noix, des tartes à l’orange, ou même certains fromages bleus. Une petite quantité suffit, l’idée étant de prolonger le repas sur une note chaleureuse, pas d’alourdir tout le monde.

Ces spécialités de vin Jura concentrent l’âme de la région. Si tu veux organiser une soirée « Jura intégral », un bon scénario serait par exemple : crémant à l’apéro, Côtes du Jura blanc sur l’entrée, Arbois tradition sur le plat principal, vin jaune sur le fromage, vin de paille puis Macvin sur le dessert et le café. Pas besoin de sortir des millésimes hors de prix, c’est la cohérence de l’ensemble qui va faire la magie.

Seul bémol à rappeler sans faire la morale : ce sont souvent des vins relativement élevés en alcool, surtout le Macvin. Pour profiter pleinement de leurs arômes sans se retrouver plombé, mieux vaut prévoir des petits verres, éventuellement des demi-bouteilles, et garder les restes pour un autre repas plutôt que forcer. Le plaisir du vin tient aussi à la lucidité avec laquelle on le boit.

Accords mets-vins avec les vins du Jura Henri Maire: idées concrètes pour la table

Un vin du Jura mal assorti peut sembler brutal, trop oxydatif, trop acide. Le même vin, bien placé dans un repas, devient soudain évident. C’est encore plus vrai avec des cuvées signées Henri Maire, souvent pensées pour une cuisine généreuse, franches en goût. Plutôt que de viser le plat compliqué, mieux vaut choisir des recettes simples, bien exécutées, qui laissent la place au caractère du vin.

Sur les blancs classiques (Côtes du Jura, Arbois chardonnay majoritaire sans voile), pense à des assiettes à base de produits laitiers et de volaille. Une blanquette revisitée, un poulet fermier à la crème, une cocotte de légumes racines rôtis, tout cela dialogue bien avec l’acidité et la légère rondeur de ces vins. Un guide comme celui dédié à la blanquette de veau et au vin blanc donne des idées de sauces et de textures qui se marient sans forcer.

Pour les blancs « tradition » à base de Savagnin, avec ce nez de noix et de curry, le comté est évidemment le partenaire classique, mais ce serait dommage de s’arrêter là. Une sauce crème-morilles sur une volaille, un risotto aux champignons bruns bien saisis, un gratin de cardons ou de blettes avec un vieux comté râpé peuvent sublimer ces vins. L’astuce, c’est de reprendre dans l’assiette des marqueurs présents dans le verre : noix, champignons, crème, épices douces.

Côté rouges, un Côtes du Jura ou un Arbois à base de poulsard ou trousseau trouve sa place sur une cuisine mijotée pas trop lourde : paupiettes de veau, sauté de porc aux herbes, plats de charcuterie cuite. Une recette comme la paupiette de veau traditionnelle illustre bien ce que ces rouges aiment : du fond, du jus, mais pas une montagne de gras ni de sucre. Servis légèrement frais, ils gardent leur peps et ne plombent pas le repas.

Pour les grandes occasions, un vin jaune ou un Château-Chalon d’Henri Maire peut soutenir un menu entier. Poulet de Bresse aux morilles, quenelles de brochet sauce Nantua, voire certains plats de poisson en sauce brune, tout cela supporte très bien la puissance aromatique et la longueur en bouche. Sur les desserts, vin de paille et Macvin ouvrent d’autres pistes, notamment avec les agrumes, le chocolat noir pas trop sucré, ou des préparations à base de fruits secs.

Tu peux aussi t’amuser à casser un peu les codes. Un Crémant du Jura brut bien sec fonctionne étonnamment bien avec des fritures de lac, des poissons panés maison, voire un bon poulet frit épicé. Les bulles allègent le gras, le fruit répond au croustillant. L’idée n’est pas de sacraliser ces vins, mais de leur donner des partenaires de jeu à leur mesure.

Si cette approche par le plat te parle, tu peux pousser plus loin la réflexion sur la manière de choisir un vin en fonction du terroir et de l’émotion. Le Jura, avec son identité forte, montre à quel point un accord réussi ne tient pas seulement à la couleur du vin, mais à ce qu’il raconte du paysage d’où il vient.

En fin de compte, les vins du Jura Henri Maire ne demandent pas que l’on soit sommelier ou chef étoilé pour être appréciés. Ils réclament surtout des plats honnêtes, des convives curieux et une envie de goûter autre chose que le sempiternel rouge tannique sur toutes les viandes.

Quel vin Henri Maire choisir pour découvrir le Jura sans être bousculé ?

Pour un premier contact, mieux vaut partir sur un Côtes du Jura blanc majoritairement chardonnay, ou sur un Crémant du Jura brut. Ces vins restent frais, accessibles, sans la puissance oxydative d’un Savagnin sous voile. Ils permettent de sentir l’acidité typique du Jura, la tension et le côté salin, sans être dérouté par des arômes de noix très marqués.

Les vins du Jura Henri Maire sont-ils intéressants en rapport qualité-prix ?

Sur les entrées de gamme et certaines cuvées tradition en Arbois ou Côtes du Jura, le rapport qualité-prix reste souvent intéressant, surtout si tu les achètes chez un caviste qui connaît bien la région. Les vins jaunes et vins de paille, plus rares, affichent des tarifs plus élevés mais cohérents avec la complexité obtenue et la demande actuelle pour ces styles. L’essentiel est de comparer appellation, millésime et circuit de distribution avant d’acheter.

Comment servir un vin jaune Henri Maire pour qu’il s’exprime au mieux ?

Un vin jaune aime être servi légèrement rafraîchi, autour de 12 à 14 °C, dans un verre de bonne taille qui laisse de la place au nez. Ouvre la bouteille un peu à l’avance, voire carafe-la délicatement si elle semble fermée. Prévois des portions modestes, ce sont des vins puissants que l’on déguste par petites gorgées, idéalement avec des plats comme le comté affiné, les morilles ou une volaille à la crème.

Peut-on garder longtemps les vins Henri Maire ?

Tout dépend du style. Les vins jaunes, certains Arbois tradition et les vins de paille se prêtent bien au vieillissement, parfois sur une ou deux décennies si les conditions de cave sont bonnes. En revanche, les crémants, les Côtes du Jura d’entrée de gamme et les rouges légers gagnent à être bus dans les cinq premières années pour profiter de leur fruit. Chaque bouteille mériterait un coup d’œil au millésime et aux conseils du caviste avant de décider de la garder.

Avec quels fromages marier les vins du Jura Henri Maire ?

Le comté reste le compagnon évident, surtout sur les vins blancs tradition ou un vin jaune. Mais tu peux aussi tenter un Arbois blanc sur un mont d’or chaud, un Côtes du Jura fruité sur une tomme jurassienne, ou un Macvin sur un bleu de Gex. L’important est de jouer sur l’intensité : plus le fromage est puissant et affiné, plus il appelle un vin structuré, riche aromatiquement et en longueur.

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