Au cœur de la vallée du Rhône septentrionale, le Marché aux vins d’Ampuis 2025 reste l’un des grands rendez-vous de début d’année pour qui aime les vins locaux et les histoires de vignerons racontées verre en main. L’édition 2025, la 96e, a pris place du 17 au 20 janvier, dans la salle polyvalente d’Ampuis, littéralement posée au pied des coteaux de Côte-Rôtie.
Pendant quatre jours, les visiteurs ont pu enchaîner stands et discussions, en passant d’un Cornas concentré à un Condrieu sur la fraîcheur, puis à une Côte-Rôtie au toucher de bouche soyeux. Autant dire qu’à peine la porte franchie, le nez se retrouve dans un mélange de fruits noirs, de violette, de bois chauffé et de saucisson qui sèche sur les comptoirs des stands de restauration.
Ce rendez-vous ne se résume pas à une succession de gorgées avalées trop vite. Entre les dégustations, l’espace restauration extérieur, les stands de produits régionaux et les temps forts du programme officiel, tout est fait pour créer un rythme où l’on alterne rencontres, pauses gourmandes et repérage de bouteilles à mettre de côté pour l’année.
Le ticket d’entrée reste sage, annoncé à 10 € avec un accès libre à tous les stands de dégustation, ce qui attire autant les curieux du dimanche que les amateurs qui suivent de très près chaque millésime de la vallée du Rhône nord.
En bref
- Événement : Marché aux vins d’Ampuis, édition 2025, consacré aux appellations de la vallée du Rhône septentrionale.
- Dates : du 17 au 20 janvier 2025, sur quatre jours complets.
- Horaires : ouverture continue en journée, avec des temps forts en fin de matinée et en fin d’après-midi, moments rêvés pour échanger avec les vignerons.
- Lieu : Salle Polyvalente, allée du Château, 69420 Ampuis, au cœur du vignoble de Côte-Rôtie.
- Offre : plus de 300 cuvées, dont une centaine de Côte-Rôtie, mais aussi Condrieu, Saint-Joseph, Crozes-Hermitage, Cornas, Hermitage, Saint-Péray.
- Tarif : entrée unique à 10 €, comprenant le verre et l’accès à l’ensemble des stands de dégustation.
- Ambiance : mélange de salon professionnel et de grande fête de village, avec restauration sur place, produits du coin et public venu de toute la France.
Marché aux vins d’Ampuis 2025 : dates, horaires et repères pratiques pour organiser sa visite
Pour profiter vraiment du Marché aux vins d’Ampuis, il vaut mieux arriver avec un minimum de plan en tête. L’édition 2025 s’est déroulée du vendredi 17 au lundi 20 janvier, ce qui laisse quatre jours pour choisir son créneau, répartir ses séances de dégustation et souffler entre deux séries de syrah bien concentrées.
La salle polyvalente ouvre traditionnellement en matinée et reste accessible jusqu’en fin d’après-midi, avec un pic de fréquentation le samedi. Ceux qui ont déjà mis les pieds dans un salon de vin savent qu’un mauvais choix d’horaire peut transformer une belle sortie en épreuve de patience.
Pour s’y retrouver plus facilement, on peut résumer les horaires et points clés de l’événement dans un tableau simple. Ce genre de repère aide à caler un départ, réserver un restaurant à proximité ou prévoir une pause café entre deux sessions à la salle polyvalente.
| Jour | Dates Marché aux vins d’Ampuis 2025 | Horaires indicatifs d’ouverture | Ambiance type |
|---|---|---|---|
| Vendredi | 17 janvier 2025 | Fin de matinée à fin d’après-midi | Public plus calme, échanges détaillés avec les vignerons, idéal pour prendre des notes. |
| Samedi | 18 janvier 2025 | Matin à fin d’après-midi | Journée la plus fréquentée, beaucoup de groupes, ambiance très festive. |
| Dimanche | 19 janvier 2025 | Matin à fin d’après-midi | Équilibre entre familles, amateurs avertis et professionnels de passage. |
| Lundi | 20 janvier 2025 | Matinée et début d’après-midi | Plus de professionnels, ambiance posée, achats de dernière minute. |
Côté budget, le marché joue la transparence avec une entrée à 10 €, tarif unique. Ce billet ouvre l’accès aux 66 stands de vignerons, permet de goûter les cuvées proposées et inclut généralement le verre sérigraphié. Pour un salon de cette ampleur, difficile de trouver plus honnête. L’essentiel des dépenses se fait ensuite en bouteille, avec des tarifs qui vont du petit blanc pour l’apéritif aux grandes Côte-Rôtie de garde, parfois vendues au prix domaine.
Un point souvent sous-estimé concerne la logistique. Ampuis se situe à une vingtaine de minutes de Lyon par l’autoroute, ce qui rend la virée assez simple pour une journée. Mais la tentation de goûter plus de vins que prévu arrive vite. Prévoir un conducteur qui reste raisonnable, ou combiner train jusqu’à Vienne puis navette ou covoiturage, reste la solution la plus confortable. Un bon événement vin, c’est aussi celui dont on rentre entier, avec des souvenirs nets des bouteilles goûtées.
Pour résumer cette première couche pratique, ce marché repose sur un trio simple mais efficace : quatre jours pour venir, un billet unique pour profiter du salon, une organisation qui permet de circuler librement entre les stands. La prochaine étape consiste surtout à choisir son moment en fonction de ce que l’on cherche : calme, quantité de rencontres ou ambiance de grande fête.
Un programme pensé pour la dégustation : plus de 300 cuvées et 66 vignerons à parcourir
Ce qui fait la force du Marché aux vins d’Ampuis, ce n’est pas seulement la carte postale des coteaux de Côte-Rôtie qui surplombent la salle. C’est surtout la densité du programme de dégustation. L’édition 2025 aligne plus de 300 cuvées sur 66 stands de vignerons issus de l’ensemble de la vallée du Rhône septentrionale. Pour un palais curieux, c’est une sorte de bibliothèque liquide à ciel couvert, où chaque bouteille raconte un morceau du territoire.
Le cœur de l’offre, ce sont les 100 cuvées de Côte-Rôtie différentes. On y retrouve toute l’amplitude de l’appellation, des syrah droites, tendues, au fruit noir franc, jusqu’aux vins plus charnus élevés longuement en fût. Certains vignerons jouent la carte de la précision, avec des parcellaires qui mettent en lumière tel coteau ou tel lieu-dit. D’autres travaillent davantage sur des assemblages plus larges, pour proposer une lecture globale du millésime plutôt qu’une radiographie de chaque colline.
Le marché ne se limite pourtant pas à la seule Côte-Rôtie. Les vins locaux présents couvrent une belle palette d’appellations voisines :
- Condrieu, pour les blancs de viognier riches en parfum, parfaits à goûter en début de parcours.
- Saint-Joseph, déclinés en rouges de syrah et en blancs souvent plus tendus, qui offrent des alternatives intéressantes pour la table au quotidien.
- Cornas et Hermitage, plus rares et recherchés, qui attirent les amateurs de grandes syrah de garde.
- Crozes-Hermitage et Saint-Péray, souvent un peu sous-estimés mais très utiles pour garnir sa cave de vins sérieux à prix encore accessibles.

Pour ne pas se perdre dans ce flot de bouteilles, mieux vaut construire une stratégie personnelle. Certains visiteurs choisissent de rester sur une seule appellation par demi-journée, afin de comparer les styles. D’autres préfèrent partir d’un millésime précis et passer d’une AOC à l’autre pour voir comment l’année se traduit dans des terroirs différents. Il n’y a pas vraiment de méthode parfaite, l’important reste de rester lucide et de prendre des notes claires. Un carnet et un stylo valent largement tous les outils numériques du monde quand il s’agit de se souvenir d’un vin goûté au milieu de la journée.
Un point à défendre clairement : le mieux est de résister à la tentation de tout goûter. Tenter les 300 cuvées dans un week-end, c’est la garantie de ne plus rien discerner après quelques heures. Se concentrer sur une vingtaine de vins bien choisis par jour donne un résultat bien plus riche, avec de vrais souvenirs gustatifs, des coups de cœur assumés et surtout des achats cohérents. Ce marché ne récompense pas celui qui enchaîne le plus de gorgées, mais celui qui sait écouter son palais.
Au fil des années, on voit aussi se dessiner des tendances. En 2025, plusieurs domaines ont mis en avant des élevages un peu moins marqués par le bois, sur les Côte-Rôtie comme sur certains Saint-Joseph rouges. Des Saint-Péray et Condrieu plus frais, avec moins de sucre résiduel, apparaissent aussi chez quelques vignerons, signe que la région cherche des équilibres différents pour accompagner l’évolution des goûts et du climat. Ces choix se perçoivent bien mieux quand on peut comparer sur place, verre après verre, en discutant directement avec celles et ceux qui signent les cuvées.
En sortant de cette salle après une journée complète, ce que l’on retient n’est pas seulement la liste des appellations, mais une impression globale de la vallée du Rhône nord à un instant précis. L’édition 2025 laisse la sensation d’un vignoble sûr de ses classiques, mais qui teste aussi de nouveaux réglages pour continuer à faire des vins digestes, précis et taillés pour la table.
Conseils de dégustation et parcours type pour profiter pleinement du Marché aux vins d’Ampuis
Face aux centaines de cuvées de l’édition 2025, une question revient souvent dans les allées : comment s’organiser pour ne pas saturer son palais au bout d’une heure et sortir quand même avec l’impression d’avoir vraiment exploré le marché ? Un bon point de départ consiste à accepter que l’on va forcément rater des choses. Chercher à tout voir, tout goûter, tout acheter ne mène qu’à un tourbillon de saveurs indistinctes. Mieux vaut se construire un programme personnel simple, aligné sur ses envies et son niveau de connaissance.
Un parcours type peut ressembler à ceci. On commence en douceur par les blancs, en ciblant par exemple trois Condrieu de styles différents, un ou deux Saint-Péray, puis éventuellement un Hermitage blanc si l’on en a l’occasion. Cette première partie permet de réveiller le nez sans assommer la bouche. On en profite pour discuter élevage, équilibre entre richesse et fraîcheur, et pour noter les domaines qui proposent des vins digestes, avec de belles fins de bouche salines ou amères.
On peut ensuite passer aux rouges plus souples, côté Saint-Joseph ou Crozes-Hermitage. L’idée, ici, est de sentir comment la syrah se comporte sur des terroirs un peu moins spectaculaires que la Côte-Rôtie mais souvent très intéressants au quotidien. Certains vignerons travaillent des extractions plus douces, des élevages en cuves ou en grands contenants, ce qui donne des vins plus faciles à boire jeunes, parfaits pour accompagner une cuisine simple mais bien faite. C’est également le moment de repérer les bouteilles qui serviront d’alliées tout au long de l’année.
La dernière partie de la journée peut être dédiée à la Côte-Rôtie, Cornas et Hermitage, en sélectionnant quelques stands à l’avance. Concrètement, il suffit de lister trois ou quatre domaines que l’on veut absolument visiter, puis de garder deux créneaux « surprises » pour se laisser guider par un conseil entendu dans l’allée ou par un stand qui semble moins fréquenté mais intrigant. Ce mélange de préméditation et de spontanéité permet d’éviter les files d’attente interminables tout en gardant la joie de la découverte.
Sur chaque stand, quelques réflexes changent tout. Demander à goûter des vins dans un ordre logique (par exemple, de la cuvée la plus accessible à la plus ambitieuse), prendre le temps de sentir longuement avant de boire, cracher systématiquement à partir d’un certain nombre de gorgées, et surtout parler avec la personne qui sert. Les vignerons présents ne sont pas là uniquement pour encaisser les ventes. Ils racontent leurs sols, leurs choix de vinification, leurs galères de millésime. Ces échanges aident ensuite à faire des choix d’achat plus clairs, loin des effets de mode.
Sur le plan pratique, il est pertinent de se fixer un « quota » de vins par jour, par exemple une vingtaine de cuvées maximum. Cela peut paraître peu au regard de la richesse de l’offre, mais c’est le meilleur moyen de conserver des repères sensoriels. Un carnet à spirale, avec une page par stand, quelques mots-clés sur le nez, la bouche, la longueur, un repère de prix, suffit largement. Inutile de rédiger un roman à chaque verre, quelques impressions sincères valent plus qu’une fiche technique figée.
Ce marché récompense les visiteurs qui arrivent avec une idée de ce qu’ils aiment, mais gardent l’esprit ouvert. Beaucoup pensent venir uniquement pour la Côte-Rôtie et repartent avec un carton de Saint-Péray ou de Crozes-Hermitage trouvé presque par hasard. C’est peut-être là la meilleure définition d’une journée réussie à Ampuis : ressortir avec des vins prévus, d’autres inattendus, et l’envie de les cuisiner, de les partager, pas seulement de les collectionner.
Accords mets-vins et idées pour prolonger l’événement à la maison
Une fois les cartons chargés dans la voiture ou expédiés par les domaines, l’important est de ne pas laisser dormir ces bouteilles sans réfléchir à leur vie future. Le Marché aux vins d’Ampuis 2025 offre un terrain de jeu idéal pour imaginer des mariages entre vins locaux et cuisine du quotidien. Rien n’oblige à sortir le foie gras et la côte de bœuf à chaque ouverture de Côte-Rôtie. Au contraire, ces vins gagnent souvent à accompagner des plats plus simples, mais cuisinés avec soin.
Quelques pistes faciles à mettre en pratique peuvent servir de fil conducteur une fois rentré chez soi :
- Condrieu sur une volaille rôtie aux agrumes, un poisson de rivière au beurre noisette ou un curry doux de légumes racines.
- Saint-Joseph rouge avec une saucisse grillée et des lentilles, une pizza bien garnie ou un rôti de porc aux herbes.
- Côte-Rôtie sur un agneau confit, un pigeon rôti, ou simplement un gratin de pommes de terre crémeux aux oignons caramélisés.
- Crozes-Hermitage avec un burger maison, un plat de pâtes à la bolognaise longue cuisson ou une quiche aux poireaux bien dorée.
L’idée est de sortir les vins de leur piédestal pour les ramener dans des scènes de table réelles. Un Condrieu ouvert sur une simple assiette de ravioles au comté, arrosées d’un peu de beurre, peut créer un accord plus touchant qu’un plat sophistiqué pensé uniquement pour impressionner. Tout l’enjeu reste de respecter la structure du vin : puissance aromatique pour les viogniers, tanins et fraîcheur pour les syrah, sans chercher à les dominer avec des sauces trop sucrées ou trop épicées.
Le marché donne aussi de belles occasions de tester des repas complets en accords. Certains visiteurs s’amusent à construire un dîner entier avec leurs trouvailles d’Ampuis : bulles ou blancs vifs en apéritif, Condrieu ou Saint-Péray sur l’entrée, Saint-Joseph ou Crozes pour le plat, Côte-Rôtie pour le fromage. On n’est pas obligé de suivre cette logique à la lettre, mais elle aide à visualiser comment structurer un repas où chaque bouteille trouve sa place, sans écraser les autres.
Un point mérite d’être martelé : garder quelques bouteilles pour plus tard. Beaucoup de vins achetés sur le marché 2025 gagnent à attendre quelques années, surtout les grandes cuvées de Côte-Rôtie, Cornas ou Hermitage. En garder au moins deux exemplaires permet de goûter une première fois dans les trois ans, puis de redécouvrir la même cuvée une fois qu’elle a pris de la bouteille. C’est là que l’on comprend vraiment le potentiel d’un terroir.
Enfin, rien n’empêche d’inviter des amis pour une soirée « retour de marché ». On ouvre 3 ou 4 vins différents, on cuisine des plats simples mais préparés avec soin, on sert à l’aveugle si l’on veut s’amuser, et on confronte les impressions. Les bouteilles achetées prennent alors une dimension supplémentaire : elles deviennent des prétextes à conversation, à partage, bien loin de la simple étiquette rangée dans une cave. Pour beaucoup, c’est ce prolongement à la maison qui donne tout son sens à ces quatre jours passés à arpenter les allées de la salle polyvalente d’Ampuis.
Quelles étaient les dates du Marché aux vins d’Ampuis 2025 ?
L’édition 2025 du Marché aux vins d’Ampuis s’est tenue sur quatre jours, du vendredi 17 au lundi 20 janvier, dans la salle polyvalente d’Ampuis, au cœur du vignoble de Côte-Rôtie.
Quels étaient les horaires et le tarif d’entrée de l’événement ?
Le marché ouvrait en journée, de la fin de matinée à la fin d’après-midi selon les jours, avec une entrée à 10 €, tarif unique donnant accès à l’ensemble des stands de dégustation et incluant le verre.
Combien de vignerons et de cuvées étaient présents à Ampuis en 2025 ?
L’édition 2025 réunissait 66 vignerons de la vallée du Rhône septentrionale, proposant plus de 300 cuvées, dont environ 100 Côte-Rôtie différentes, mais aussi des Condrieu, Saint-Joseph, Cornas, Hermitage, Saint-Péray et Crozes-Hermitage.
Peut-on manger sur place pendant le Marché aux vins d’Ampuis ?
Oui, un espace restauration extérieur proposait en continu des plats chauds, grillades, charcuteries et fromages régionaux, permettant de faire des pauses gourmandes et de tester des accords mets-vins sur place.
Comment bien préparer sa dégustation au Marché aux vins d’Ampuis ?
L’idéal est de cibler à l’avance quelques appellations ou domaines, de limiter le nombre de vins goûtés par jour, de prendre des notes simples, de cracher régulièrement et de prévoir une solution de transport sécurisée pour le retour.



